MON AÏEUL EN COCHINCHINE 2

Outre la poursuite de ses observations sur les vies et mœurs des autochtones, des Européens et des animaux, il collecte des éléments de ruines d’un temple de l’ancien Champa qu’il destine au musée de Lyon. Ses supérieurs le jugent « digne, studieux, discipliné, très doux… » mais lui reprochent à la longue ses curiosités extra-professionnelles : « Se repose de ses travaux professionnels en étudiant avec fruit la zoologie…»; «néglige peut-être un peu les études professionnelles pour se livrer à la zoologie… » ; « les médecins de la marine ne viennent pas en Cochinchine pour faire des collec¬tions et j’apprécie fort peu ceux qui considèrent comme secondaires les devoirs qui leur sont imposés… » Bref, il commence vraiment à agacer le vice-amiral quand, ajoutant au délabrement devenu chronique de ses intestins et à ses problèmes de vision, il est rattrapé par la tuberculose dont il a dû être atteint déjà enfant. Après avoir à nouveau essayé sans succès d’être transféré aux Affaires indigènes, il demande le 7 juillet 1877 son affectation à Cherbourg après la fin de son séjour prévue pour le 20 janvier suivant. Mais, rapatrié sanitaire d’urgence quelques semaines plus tard, il meurt à Toulon le 19 octobre 1877, moins d’un mois après son arrivée en France.
Mise à part la médaille de bronze que la Faculté de Médecine de Paris lui aurait décernée pour sa thèse de doctorat soutenue le 25 juin 1875, la seule autre distinction que je lui connaisse est la Médaille commémorative accordée à l’Exposition universelle de 1878 au titre de l’anthropologie. Une lettre du 7 décembre 1881 le somme de venir la retirer sous peine d’annulation – trop tard !
Quoique sa sœur nous dise qu’il est souvent amoureux, il n’a ni compagne ni descendance connues. Pourtant, chercheur et expérimentateur, il dit des métis français/annamites : « Les enfants… sont fort gentils ; le nez… ; les yeux… ; le teint… Il y aurait peut-être là un moyen de colonisation qui, bien dirigé, pourrait avoir d’heureuses conséquences » ! Il observe par ailleurs qu’en Cochinchine « la sécrétion du sperme parait activée, soit à cause de l’inaction forcée qu’impose le climat et de la position horizontale que l’on garde près de douze heures sur vingt-quatre, soit à cause de la trop grande ardeur avec laquelle on recherche les distractions génésiques, et de la facilité que l’on a à les satisfaire. »
Au physique, n’ayant pas de photo, on ne peut que s’en remettre à la description que fait de lui un de ses amis vers 1869: «Don Quichotte et Méphistophélès : on pourrait le caricaturer sous ces deux formes. Mais au moral c’est surtout don Quichotte. La dignité, qu’il porte dans les traits de son visage et de ses vêtements, ne l’abandonne jamais ; c’est plein de majesté qu’il s’en va com¬battre les moulins à vent, et qu’il s’indigne des rires du Sancho Pansa qui l’escorte. »

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