Saigon

CHAPITRE III part 3

Leur attitude de repos serait très fatigante pour nous : ils s’accroupissent sur les talons, mais sans toucher terre ; ils peuvent rester très longtemps dans cette position, et le long des routes il n’est pas rare de les rencontrer pliés ainsi et ruminant leur bétel. Pour grimper aux arbres, ils ne se servent ni des genoux ni du tronc. ... Read More »

CHAPITRE III part 2

Quant à leur caractère, c’est celui d’une race que l’esclavage, l’ignorance et la paresse ont faite pauvre, peu curieuse et craintive. Notre domination en Cochinchine a succédé à une autre plus lourde et autrement dégradante, celle des mandarins de la cour de Hué. C est donc un peuple mou, menteur et difficile a émouvoir. Mais, au milieu de ces vices ... Read More »

CHAPITRE III

Malgré ces tourments et malgré les rayons brûlants du soleil, je promenais partout ma curiosité, et c’est ainsi que je fis connaissance avec quelques curieux spécimens de la faune saigonaise. Dans les brousses, et surtout dans les prairies des environs, notamment près du cloître des Carmélites, je rencontrais souvent un très joli lézard (tachydromus sexlineatus), pourvu d’une queue effilée qui ... Read More »

CHAPITRE II

Le lendemain matin, après un sommeil troublé par de trop nombreux buveurs de sang — qui me permirent du moins de donner à la moustiquaire la seule définition qui lui convienne : rideaux de mous-seline sous lesquels on enferme les moustiques —, je me levai pour visiter la ville. Mais avant de satisfaire ma légitime curiosité, je voulus examiner certains ... Read More »

CHAPITRE I part 2

Je me réveillai vers trois heures, et après une douche bienfaisante j’allai chercher mes bagages. Deux grands coolies chinois, nus jusqu’à la ceinture, coiffés de gigantesques et épais chapeaux de paille en clocheton et portant sur l’épaule le solide bambou traditionnel, s’élancèrent sur mes traces et s’empa¬rèrent de mes caisses avec une très grande rapidité, non sans se crier quelques ... Read More »

CHAPITRE I

Il était neuf heures et demie du matin, lorsque, le 6 juillet 1872, le transport de l’État la Creuse arrêta son hélice et jeta son ancre en rade de Saigon. L’immense vapeur fut immédiatement entouré de sampans, petites barques annamites qui rappellent les gondoles vénitiennes, avec leur roufle placé au milieu et leurs rameurs qui nagent debout. Presque aussitôt une ... Read More »

MON AÏEUL EN COCHINCHINE 3

Publié dans Le Tour du Monde en 1875, le Voyage en Cochinchine d’Albert Morice relate son périple de juillet 1872 à septembre 1874. Lejeune homme arrive à Saigon le 7 juillet 1872, âgé de vingt-trois ans, après une traversée de quarante-cinq jours. Il séjourne pendant trois mois à Saigon, d’où il fait des excursions à l’hôpital de Choquan avec des ... Read More »

MON AÏEUL EN COCHINCHINE 2

Outre la poursuite de ses observations sur les vies et mœurs des autochtones, des Européens et des animaux, il collecte des éléments de ruines d’un temple de l’ancien Champa qu’il destine au musée de Lyon. Ses supérieurs le jugent « digne, studieux, discipliné, très doux… » mais lui reprochent à la longue ses curiosités extra-professionnelles : « Se repose de ... Read More »

MON AÏEUL EN COCHINCHINE

Y aurait-il du vrai dans ces propos de sa mère ? « Il veut être médecin, écrit-elle, parce qu’il n’ose pas avouer à son père qu’il voudrait n’être rien du tout, c’est-à-dire vivre sans travailler ; mais il voudrait étudier la médecine à Lyon, non pas pour ne pas nous quitter, mais pour être plus libre, bien qu’il se plaigne ... Read More »