Hanoi

Un rapport si secret

Mais au début de 1975 on n’en était pas encore arrivé là. Pas tout à fait. Pour l’instant, je partais représenter la France au seul Nord-Vietnam, successeur des délégués généraux et ambassadeur qui, depuis 1955, s’étaient assis, après J. Sainteny et avant moi, dans le fauteuil du général de Lattre. Avec eux, l’espoir de « faire ensemble quelque chose », ... Read More »

Un marché si rapide 8

Le 28, si l’éditorial du journal du parti est encore ambigu, le journal d’Hanoï est, lui, on ne peut plus franc. On y lit que « dans la soirée du 27 avril le parlement fantoche a tenu une séance urgente et accepté que Tran Van Huong transmette les pouvoirs de président fantoche à Duong Van Minh un général fantoche en ... Read More »

Un marché si rapide 7

Seulement voilà, la clique ne manifeste nullement l’intention de s’en aller. Nguyen Ba Can, le Premier ministre, se voit bien rester là où il est. D’autres comme Tran Van Lam, président du Sénat, ou le général Don — un « homme nouveau » qui a été vice ministre dans les deux derniers gouvernements ! — hument avec gourman¬dise l’odeur du ... Read More »

Un marché si rapide 6

Bien entendu, l’ambassade ne peut battre les cartes dans une totale clandestinité et la déclaration du président de la République au Conseil des ministres du 9 n’a pas échappé à Thieu. Celui-ci réclame très tôt des explica¬tions. Notamment sur ce qu’il faut entendre par : « l’auto¬rité doit être exercée à Saigon exclusivement par des personnalités qui fassent connaître leur ... Read More »

Un marché si rapide 5

Le 8 avril, I’AFP annonce que le gouvernement a nommé vice-consul à Danang (ville « libérée ») un profes¬seur-coopérant, Dillman. En outre, Paris fait un deuxième geste en accordant une aide de secours aux régions « libé¬rées ». Du riz, des médicaments seront acheminés par un Transal de l’armée de l’air basé à Vientiane. Et ce qui fut dit, fut ... Read More »

Un marché si rapide 4

Est-ce vraiment à nous de jouer ? Notre ambassade à Saigon entrevoit deux hypothèses pour le désastre final : l’une courte de dix jours à trois semaines ; l’autre « d’encore quelque temps ». Dans les deux cas, elle décèle un rôle pour la France derrière le paravent des Accords de Paris, tout en assurant qu’il faut, bien évidemment, tenir ... Read More »

Un marché si rapide 3

Mon interlocuteur a nettement oublié son sourire à table. Masque sévère, il entend m’informer. N’a-t-il pas déjà employé ce mot avec F. Missoffe ? Comme j’ai une idée assez précise de ce qui se passe et que mon interlocu¬teur le sait, à moins qu’il ne veuille me confier des secrets militaires, ce qui est impensable, je n’ai qu’à l’écouter. Sérieux, ... Read More »

Un marché si rapide 2

Février puis mars traversèrent le temps dans un grand calme plat. A peine quelques turbulences provoquées par une lettre de Nguyen Duy Trinh, le ministre des Affaires étrangères qui, s’adressant le 29 février aux signataires des Accords de Paris, leur demanda de « contribuer à amener le gouvernement des Etats-Unis à faire honneur à ses engagements ». Parurent ensuite dans ... Read More »

Un marché si rapide

Pour le Têt — par un jour écrasant de soleil qui précède le brouillard — arrive la famille. Vingt-huit degrés à l’aérodrome. Pourquoi avoir attiré femme et enfants dans ce guêpier ? Vingt-quatre mois de vie austère en perspective. Mon fils aîné — dix ans — se met-il à jouer au foot avec de jeunes vietnamiens sur le trottoir qui ... Read More »

Un si bon choix 3

Soudain sans préavis : la guerre. On la croyait morte. Au village, nul ne sait pourquoi ni comment, ni même exactement où elle a éclaté. Quelques jours s’écoulent avant d’apprendre qu’au Tonkin, le 19 décembre 1946, s’est ouverte une page de l’histoire terrible de la « perle des colonies ». Innocent, je la croyais revenue à la maison mère. Et ... Read More »